Mercredi 8 février 2012
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22:17
La fibromyalgie ??? Mais quelle est donc cette
grande inconnue qui touche pourtant un nombre croissant de femmes, mais d'hommes aussi.
Pour mémoire, ce qui la caractérise avant toute
chose c'est la DOULEUR !!!
Ensuite on parlera de la FATIGUE CHRONIQUE qui
s'en suit, qui cohabite fatalement, intimement.
Parce que la fibro c'est aussi des troubles du
sommeil, quand la tête s'épuise à chercher en vain le pourquoi du comment,
à se demander pourquoi, comment, à cause de qui,
pourquoi, pourquoi MOI, pourquoi cette punition !
Je me souviens au tout début de mon parcours du
combattant être parfois restée sans dormir 24 heures d'affilées tant je souffrais,
physiquement et moralement face à ce truc de
dingue qui m'était tombé sur la tête.
A ce petit cocktail déjà bien sympathique on
pourra rajouter des troubles fonctionnels associés, céphalées, colopathie, j'en passe
et des meilleurs et parfois au bout, un grand
tunnel sombre, la dépression, parce que je l'affirme haut et fort et j'en ai assez d'entendre
ou de lire que les fibromylagiques sont des
dépressifs, NON, certains le deviennent à force de souffrance.
On peut ajouter à cette présentation sommaire
qu'elle touche en majorité des femmes entre 30 et 50 ans, plus rarement des hommes et fort heureusement peu d'enfants.
La difficultés majeure est et je peux en attester
que le diagnostique arrive bien souvent après des années de souffrance sans nom.
Si je fais un bref retour aux sources de mes
maux, je pense que j'ai commencé à en souffrir après ma première grossesse.
Comme j'avais pris de nombreux kilos que je
peinais à perdre je mettais mes douleurs, sciatiques et autre bobos sur le compte de ces kilos superflus et disgracieux.
J'ai enchainé ensuite trois autres grossesses et
autant de kilos bien installés, à demeure, avec leur lot de souffrances multiples et variées.
A 45 ans je me sentais cassée de partout. Le dos
? une calamité. Les lombaires ? un vrai calvaire. J'ai commencé à me poser de sérieuses questions quand j'ai souffert des mains au point de ne plus pouvoir tenir certains jours un stylo ou
frapper sur le clavier de mon pc. Je me suis sérieusement inquiétée quand je souffrais tant des talons que je ne pouvais plus poser le pied au sol. Je vous ferais grâce des migraines
épouvantables à devenir dingue, qui me laissaient secouée de sanglot, à n'en plus supporter si le bruit, ni la lumière.
C'est à la faveur d'un déménagement, d'un
changement de médecin généraliste, que le diagnostique fut établi puis confirmé par un rhumatologue. Je ne vous dirais pas que je fus soulagée mais au moins j'avais un début de piste, on avait su
poser un nom sur mes souffrances.
Je suis déjà intervenue pour vous parler de mes
différentes expériences pour trouver un peu de répit, de soulagement, l'osthéopathie fait partie de ces petites solutions qui me rendent parfois la vie plus facile quand : TROP c'est TROP
!
Depuis quelques jours avec la venue du froid les
douleurs se multiplient, le matin j'ai le sentiment d'être un puzzle jeté en vrac sur mon matelas avec toutes les pièces qui cherchent leur compagne immédiate sans parvenir à rassembler les
morceaux. J'ai mal, partout, tout le temps, de la tête au pied, il est temps pour moi d'appeler mon osthéo favorite.
Je l'ai déjà écris, pour moi la fibro doit être
appréhendée de façon pluridisciplinaire, la place de l'osthéopathie, avec un très bon praticien n'est pas négligeable.
Pourquoi ? C'est tout simple à expliquer et je
vous ferais pas de long discours sur le sujet, parce que ce qui se conçoit clairement n'énonce aussi clairement, quand on à mal, très mal, on a tendance à adopter des postures qui dans l'immédiat
semblent nous soulager, mais qui à longueur de journée et de répétitions maladroites créent de nombreux déséquilibres. Comme avec le yoga je réaligne mon corps, avec l'osthéopathie, au moins
trois fois dans l'année je consolide mon schéma corporel et je peux initier une meilleure prévention des troubles de la posture.
Je ne vous cacherais pas que le lendemain je me
sens très fatiguée et un peu cassée de partout, mais... le jour suivant j'ai le sentiment de me réapproprier mon corps et.... çà fait du bien.